ASSOCIATION ETCAETERA
ASSOCIATION ETCAETERA

Rétrospective de la saison 2017-2018

  30 septembre 2017               Happenning sur Auchan de Buchelay

« Si tu veux couvrir de rose

tout ce que tu vois en gris,

si tu es vraiment morose,

viens danser le sirtaki » !

 

Voir la vie en ROSE

 

Expérience inédite pour moi ce jour-là dans ce supermarché situé aux portes de la Normandie. C'est au rayon poissonnerie que tout débute, avec Salvatore et Laëtitia entamant une Marche sur les notes toutes teintées de rose du medley de Dalida, entre les chaussettes Dim et les promos d'Auchan de Buchelay. Petit à petit une trentaine de choristes, qui avec des caddys, qui avec des courses, disséminés par petits groupes dans les allées avoisinantes, les rejoignent dans une chorégraphie naturelle mais un tantinet surréaliste ! Notre Medley de Dalida sera l’emblème de la Note Rose ce samedi-là.

 

Et bien détrompez-vous, ce fut très glamour, surtout que Gigi n'était pas dans le noir, comme le dit le Medley, mais au final, au rayon des soutien-gorge colorés, comme nous l’a soutenu Salvatore !

Contrairement au contenu de la chanson de "Faut pas pousser Mémère dans les orties" qui compare élégamment une femme à une morue, aujourd'hui, Etcætera, se joignant à la Note Rose, en démarrant par le rayon marée, veut redonner à la femme touchée par le cancer, la confiance en la féminité légitime de soi, et par la métaphore lui rappeler le pouvoir du Chant des Sirènes.

 

Un petit mot de Pascale sera à la fois une pause explicative sur La Note Rose et un pont entre nos deux prestations chantées. Elle rappelle que l’association, essentiellement féminine, œuvre en faveur des femmes atteintes du cancer du sein, cause internationale dont le point d’orgue, comme elle s’est plu à le dire, est quand même cet happening Mantois !

C'est sur le plan de la féminité que l'accent est mis. L’objectif de redonner ce goût aux femmes touchées par la maladie frappant le cœur de notre identité qui la constitue, est un enjeu humain important dont la parure, peinte et dépeinte dans de nombreux tableaux célèbres de la culture artistique, ces seins en vertu desquels la Note Rose se bat, à la fois source de vie, d'identité féminine et de plaisir, en sont le symbole.

 

Les « promeneurs » étonnés s’arrêtaient ou bien continuaient leurs courses, ne mesurant pas encore que notre Note Rose ait pris une note d'avance sur la Tour Eiffel qui s'illumine et scintille tout en rose pour cette cause, tout le mois d’octobre.

Laëtitia m'a aidée à arborer un petit cœur en laine rose tricoté par les blanches (roses) mains de l'association, sur mon gilet, qui se devait d'être rose ce jour-là !

Un vent de fraîcheur a soufflé le rose, symbolisant cette féminité, part intrinsèque de toute femme.

 

Happening sur Auchan de Buchelay, le matin du samedi 30 septembre 2017 

11 novembre 2017    Concert pour Cordes Vocales Electriques et Sensibles

Symphonie du Souvenir

 

Richard est confortablement installé dans une loge, celle des officiels et des invités de marque, sa fonction d’élu oblige ! Sa cravate le serre un peu mais il tient la main de Marie-Rose.

On est en 2033…Une pluie diluvienne tambourine au dehors, tandis qu’à l’intérieur, bien au chaud dans une salle chauffée à blanc sonnent chants et musique. Premières notes du Boléro de Ravel … Son esprit s’évade et la douce amertume du souvenir imprime son sceau et serre subrepticement son cœur. Il se souvient de cette journée, comme si c’était hier…

On est le 11 novembre 2017, un samedi pour être plus précis. Ah, elle n’était pas contente son amoureuse de le voir sacrifier une journée pour jouer son rôle de jeune représentant de la municipalité … Marie-Rose devrait savoir que les autres comptent toujours avant soi, morts compris.

 

Ce jour-là, sur « Le plat pays » « J’ai vu » un ciel, voilé de gris et perlé de pluie vers lequel tournoient les drapeaux tricolores, couvrir la cérémonie. Il se gèle, la pluie lui fouette le visage devant le Monument aux Morts et au cimetière mantois mais il doit accomplir son devoir d’homme et de citoyen pour honorer les morts victimes de la Grande Guerre et des suivantes. Il entend la fanfare et la chorale Etcaetera entonne « La Marseillaise », ce chant patriotique qui ne vieillira jamais ; puis viennent les témoignages des inconnus, flambeau repris par les enfants en file indienne qui les lisent tour à tour, avec cette touche d’innocence enfantine si caractéristique donnant un accent encore plus prégnant.

 

Son costume est détrempé. Il pense à la réaction de Marie-Rose à l’annonce de sa soirée consacrée au spectacle sur la commune !! Pour un spectacle, ce fut un fameux spectacle : son et lumière, chant et chorégraphie !

Elle en a fait tout un « Medley » ! Elle l’a même menacé de partir ! Il a eu beau lui crier « I’m still loving you ». Pourtant, il a prié tout ce qu’il a pu « En fermant les yeux » pour qu’elle revienne, Dieu m’en est témoin ! Il a même chanté en soi-disant latin « Améno » des paroles qu’il ne comprend même pas, à part quelques bribes latines décousues qui lui restaient de son éducation religieuse chez les Jésuites et « l’Ave Maria » de Caccini, « Like a prayer », c’est vous dire ! En implorant ce « Tout petit monde » dans lequel nous vivons. Ah ! Mes Aïeux, quelle « Dégénération » !

Finalement, il ne se sentait qu’un « Soulman ». Enfin avec elle, ça a toujours été « Je t’aime moi non plus », toujours à lui dire, « Le plus fort, c’est mon père » … Charmant ! Elle avait mis la barre un peu haut faut dire. C’est sûr, il ne pouvait pas être à la hauteur … Alors il l’a larguée pour foncer sur « The highway to hell ». Y a des « limites » … tout de même ! « Elie », son grand-père, dans un souffle et juste avant de rendre son dernier soupir, lui a dit qu’il avait bien raison.  Et lui, je peux vous dire qu’il connaît la vie. Il a vu « Bagdad » perdre son âme. Ah, quand le diable s’y met, pas moyen de l’arrêter d’ailleurs, « Le diable ne s’habille plus en Prada »

 

Heureusement le midi, comme Virginie sur la scène Jacques Brel, elle lui a aussi fait une surprise sur l’air de la « Boîte de Jazz » en lui annonçant qu’elle l’accompagnait. Ah ! « Ça c’est vraiment toi » a-t-il trouvé à répondre !

Il s’en souvient comme si c’était hier ! Quand soudain il a vu « Mémère dans les orties », avec Virginie et Salvatore incarner si joliment cette notion de mariage sous de si tendres insultes de la chanson, il a eu comme une révélation. Et c’est là, à cet instant très exactement, qu’il l’a demandée en mariage. Il lui a dit « Viens » ! Elle était folle de joie.

 

Il revoit ce moment magique et tous ces protagonistes de l’époque, ignorant ce final, personnel mais grandiose, qui leur échappait, tout aux applaudissements pour Amélie, la cheffe de chœur aux cheveux de feu, partenaire de Salvatore dans ce concert, dans un duo complémentaire, public conquis par le vent nouveau de la direction de Salvatore autant que par Hélios, la chorale Etcaetera et les Ti Crayons. Ils ont « chanté pour eux » des sommets de la chanson française d’aujourd’hui avec chorégraphies à l’appui, tels que « l’Invitation », « Toi et moi » et « Changer » du grand Maître Gims (attention, ils interprètent des thèmes graves et profonds malgré leur tout jeune âge). Richard est sûr qu’ils continueront sur leur bonne « voix » car ils savent bien ces Ti Crayons que « Le vent les portera ». Il revoit en boucle la surprise faite au chef de chœur en plein cœur du chœur et l’émotion suscitée par tant de sincérité. Que voulez-vous, il doit son mariage au maître d’œuvre, Salvatore et celui-ci ne le sait même pas.

 

On est en Novembre 2033 … Les dernières notes du Boléro fusent, Richard serre la main de Marie-Rose en pensant à leurs enfants ravis de fréquenter cette chorale à laquelle ils ignorent tant devoir !

 

On est en Novembre 2033 … Les dernières notes du Boléro fusent, Richard serre la main de Marie-Rose en pensant à leurs enfants ravis de fréquenter cette chorale à laquelle ils ignorent tant devoir !

 

Commémoration du samedi 11 novembre 2017 à Mantes la Ville et concert à la salle Jacques Brel à 20h

24 novembre 2017         Etcaetera chante avec la chanteuse       

                                Linda Lee Hopkins pour Blues sur Seine

Une Américaine à Mantes

 

Dans un cadre somptueux …

Un concert exceptionnel de Linda Lee Hopkins aux accents incomparables qui ont résonné jusque sous les voûtes sacrées de la Collégiale.

Le jeu des lumières aux tons violets se reflétant sur la scène, éclairant l’équipe musicale du feu Gospel en se diffusant de part et d’autre de la Collégiale, a été l’ingrédient majeur des artifices de scène.

 

 

… La voix du Gospel …

Les voix de Linda et de ses trois chanteuses tour à tour ont empli la nef avec des sonorités venues du Ciel, et les « fidèles » se sont levés pour chanter, taper dans les mains et entrer dans la joie communicative du Gospel. Linda est incontestablement une chanteuse hors pair au registre de voix époustouflant, habitée jusqu’au bout des ongles par le Gospel. Une générosité totale qui nous a tous fait vibrer, nous a entraînés dans une espèce de transe surhumaine comme seuls les afros-américains savent le vivre.

 

 

… avec enthousiasme …

Les ordres qui nous intiment d’y croire. Le chant le plus « dingue » qui soit. On monte d’un cran dans la croyance. Et le « raise your hands and lift them high”! On ne craint plus rien. Rien ne nous arrêtera. C’est ça le Gospel : pas de place pour le doute. De l’Espérance, on passe à la Réalisation. C’est la force de la Vérité. Les sourires sont sur tous les visages. Dieu est là, on le loue, et c’est de la folie ! Une expérience extraordinaire. Un moment aux accents de vérité et où on se découvre. Fabuleux. Le Gospel, c’est l’expérience de la joie et de la croyance inébranlable en Dieu.

 

 

… et toute emplie d’une sainte spiritualité…

La gratitude « Glory Allelujah ». On y croit, on est entraîné, on se dépasse. Cela a été vraiment une expérience de chant et de vie inoubliable, la cerise sur le gâteau.

« Oh when the saints ». Le Gospel, c’est la prise de conscience profonde des paroles qu’on chante ! On devient ce qu’on chante !

Quant à « Shout now », le chant le plus délirant qui soit !  De la pure folie et le fameux « don’t wait » répétitif ! C’est un ordre. C’est scandé. On intime l’ordre aux autres d’y croire. C’est la joie par le chant.

 

 

.. pour le Jour des Jours …

C’est l’assurance d’un jour meilleur. Et on le loue ! On parle au présent et on dit « je ». « I’m gonna let it shine ». On est en liesse dans le chant qui nous transporte. Au moins une fois dans sa vie, on y a cru ! Le chant Gospel est porteur de ça et tire sa foi, ne l’oublions pas, des esclaves Noirs qui pour les aider à vivre, ou plutôt survivre, chantaient l’Espoir. Leur foi est restée intacte et comme nous avons pu le constater hier, cette foi certainement nous survivra.

 

 

… est donc au final, un chant transcendant !

La foi, la croyance en Dieu, et la gratitude pour ce jour joyeux que Dieu nous donne : « Oh happy day » qu’on répète à l’envie et à l’infini, sur toutes les voix et sur tous les tons. Le Gospel, on ne s’en lasse pas, bien au contraire, et c’est bien là son secret. Il nous en convainc et convainc. Ça y est, on en est sûr. On y croit vraiment. Ce n’est plus une espérance, c’est vrai ! « This little light of mine ». C’est l’émergence de cette lumière qui apparaît petit à petit jusqu’à la voir vraiment ! On le répète à l’infini, en le chantant encore et toujours, jusqu’à ce que cette lumière apparaisse réellement, comme les multitudes de petites lumières qui brillaient silencieusement derrière le transept.

 

Concert Gospel Linda Lee Hopkins vendredi 24 novembre 2017 à 21 h à la Collégiale de Mantes la Jolie

Avec la chorale « Gospel Attitude » de Jacky Weber