ASSOCIATION ETCAETERA
ASSOCIATION ETCAETERA

Rétrospective de la saison 2016-2017

  01 et 02 octobre 2016               Voyage en Ardèche

Jean-Marc, « Ardéchois Cœur fidèle » !

Du 30 septembre au 2 octobre, sous un ciel plutôt gris mais clément, ETC a connu une innovante épopée ardéchoise. Un week-end captivant grâce aux initiatives de Jean-Marc qui a su rapprocher les chorales « ETC » et « Vol de Notes », permettant ainsi de nous connaître et d’élargir cette famille tant voulue par Salvatore.

Les explorateurs volontaires ne se sont pas quittés bien longtemps car c’est pile le lendemain de la répétition du jeudi qu’une petite trentaine de choristes etcaétériens  s’engouffre dans l’aventure.

 

Pour ne pas être perdu, faisons un rapide survol de « Vol de note », que Jean-Marc a rejoint pendant 2 ans d’exil. Cette chorale, gagnant la soirée d’« Il était une voix », a de ce fait, dû revenir une deuxième année. Depuis, une promesse était scellée : ETC chanterait à son tour en Ardèche.  Ce projet se concrétise tout naturellement,  « Vol de Notes » n’étant pas si loin à vol d’oiseau !

 

Tout commence par un trajet en train vendredi soir que je n’ai pas vu passer en bavardant et déjeunant avec un « Bleu », jusqu’à notre arrivée à Montélimar ! Puis une heure de trajet jusqu’à Lavilledieu. Huguette, notre hôtesse, très patiente, nous y attendait au cœur de la nuit.

Ma chambre me donne l’impression de rentrer dans celle du célèbre tableau de Van Gogh, avec le charme des chaises et petites armoires anciennes, des murs patinés couleur jaune provençal, des tomettes au sol. Ça y est, je suis en Ardèche !

 

Nous sommes tout de suite dans le bain le lendemain matin avec une prestation croisée réussie à la Maison de Retraite de Vallon Pont d’Arc avec les choristes ardéchois. Oui … un peu moins pour nous, mais émouvante pour les retraités … J’ai vu un pensionnaire couvrir son visage de ses deux mains pour pleurer. Comme quoi, tout est relatif, n’est-ce pas ? Trop peu réussi pour nous, trop émouvant pour d’autres …

 

Notre après-midi à Vallon Pont d’Arc de samedi a été marquée du sceau de la beauté. « A trois, sur la banquette arrière, à cinq dans une petit’ voiture », Françoise nous a emmenés voir la petite merveille de l’Ardèche que sont les gorges. Des gorges qui nous ont laissés sans voix.

Il y avait quelque chose d’indicible dans ce décor aussi majestueux que grandiose. Nous étions à plus de 300 mètres d’altitude et la brume nous enveloppait. Je me serais crue dans une toile de Vermeer. Un paysage d’une splendeur à couper le souffle, comme au Pont d’Arc avec cette arche incroyable que même la main de l’Homme ne saurait façonner. Un merveilleux moment pour découvrir l’humilité face à la nature. Gorges, rivières et belvédères furent le spectacle incroyable de notre après-midi.

Un autre spectacle contrasté de voitures anciennes de rallye suivi de l’arrivée de petites biquettes a complété le tableau ! Nous roulions sur la route surplombant ce paysage d’exception avec autant de virages que de méandres et admirions le spectacle toujours aussi saisissant, de belvédères en belvédères.

 

Sur la place du village, bistrots, grotte Chauvet et épicerie de spécialités locales sont venus disperser, selon les centres d’intérêt, quelques groupes fourbus. Francine et Jean-Bernard retrouvés paraissaient très contents de leur visite à la Caverne du Pont d’Arc. Quant à moi, mon trésor se trouvait dans mon sac : un pot de miel d’Ardèche crémeux et un saucisson sec.

 

Le soir à la salle des fêtes, deux autres spectacles ont été préparés en coulisses. Celui du repas d’abord, qui fut absolument succulent, avec les spécialités locales : la daube de sanglier et le picodon venu tout droit des chèvreries alentours sans oublier bien sûr le vin du terroir qui circulait de table en table.

Et enfin, le dernier spectacle de la journée, les représentations ardéchoises et yvelinoises. Les premières, dont l’ossature fut l’ambiance originale et plaisante donnée par le contraste entre la désinvolture voulue sur des thèmes souvent sérieux, et nos chants venant couronner le tout, ce contexte de chants nous étant autant familier que favorable.

 

Le dernier pique-nique partagé dans le parc animalier, en face d’un carrousel, ne fut pas altéré par la pluie du dimanche midi. Et c’est sous l’œil présidentiel d’Emile Loubet et de celui des poules et des coqs que nous avons pris le chemin du retour.

 

Que retenir vraiment de mon escapade automnale ?

Sans hésitation, le dévouement et l’investissement complet des choristes de « Vol de notes » nous ayant reçus comme des princes et avalant des kilomètres de route sans sourciller pour nous montrer monts et merveilles ardéchois en y apportant des précisions historiques, avec également entre nous, ces petits moments de bonheur qui n’ont pas de prix et dont certains n’existeraient pas sans nos escapades chantantes.

 

A part les célèbres gorges, bien sûr, avec Dominique nous n’oublierons pas, entre autres, la confiture de framboise faite maison d’Huguette, la bonne odeur de café et de pain grillé qui embaumaient la maison de bon matin, ainsi que l’hospitalité d’Huguette et André qui ont été des hôtes aussi authentiques qu’attachants.

 

Le beau ciel bleu de l’Ardèche ne nous a point éblouis, mais …  « Pourtant, que l’Ardèche est belle ... »

  22 et 23 octobre 2016               Voyage à Feneu

Complètement Famille

A comme Abécédaire : Juste le lendemain de l’automne, et une semaine après notre fabuleuse aventure ardéchoise, dans le cadre de la rencontre de notre chorale avec celle d’Amélie Lucas préparée par les chefs de chœur respectifs, nous avons pris la route pour un week-end chantant mémorable, en l’église St Gilles d’Avrillé, en pays de Loire. Synthétiser ces deux jours étant pour moi presque Mission Impossible, pour vous éviter de prendre une RTT, je vous suggère, de lire cet abécédaire !

 

T comme Trajet : La course folle du car vers Angers, bravant brouillard, virages et dos d’âne, tel le chemin de fer de Jacques Prévert, m’a certainement donné confiance pour retourner vers Angers au volant de ma voiture. Le moment aussi d’apprendre que réinitialiser son GPS peut être propice à se perdre et peut conduire à la découverte.

Place côté couloir, j’ai pu apercevoir, en me tordant le cou, les infinies variétés de couleurs des feuillages bordant au loin l’autoroute, avec la rêverie que peut procurer la Nature.

 

P comme Premiers soins : Le voyage en car a démarré avec des nappes de brouillard qui ont perduré jusque tard dans la matinée pour laisser place subitement à un magnifique temps ensoleillé dont le règne fut bref, comme la sérénité des passagers. Effectivement, Chrystelle n’a pas supporté les nombreux soubresauts dus à la virtuosité de notre chauffeur au passage des dos d’âne … ni Claudine pour le retour. Donc, rapidement, le car s’est transformé en hôpital … Les secouristes présents, Fouzi en première  ligne, (la chorale est pluridisciplinaire), ont eu vite fait d’apaiser les vertiges et de faire retrouver le sourire aux choristes incommodés.

 

C comme Climat : « Heureux qui comme Ulysse »

« Plus mon Loire Gaulois que le Tibre Latin,

Plus mon petit Liré que le Mont Palatin

Et plus que l’air marin la douceur angevine »

Ah ! Cette belle douceur vantée par Joachim du Bellay dans son célèbre poème, il m’a été donné de la goûter.

« Heureux qui comme … a fait un beau voyage » !

 

M comme Monuments : C’est le château d’Angers qui s’étonna de voir arriver, puis déjeuner sur les gradins en bordure de la Maine, la tribu ETC. Un beau soleil nous y a tenu compagnie tout en nous réchauffant.

C’est aussi, la cathédrale de Chartres illuminée dans la nuit noire, que je n’aurais jamais vue sans les prouesses du chauffeur de car.

 

J comme Jeux : En amont des chants, Salvatore fut le maître d’œuvre d’exercices dans lesquels chacun s’est inscrit à sa façon, jeux aussi appréciés  les uns que les autres, mais tous reliés à un objectif précis.

Apprentissage et décontraction lors des jeux proposés :

. Garder les yeux fermés pour aiguiser l’écoute, moment où j’ai joué le jeu sans tricher (comme tout le monde ?) !

. Imaginer un train à prendre avec grosses bousculades est devenu ma madeleine de Proust chaque soir en gare St Lazare !

. Payer une tournée générale pour non-respect d’une consigne autour d’un poteau. N’est-ce pas, Michel !

 

R comme Représentation : Des chants qui s’enchaînent et se déchaînent dans un savant mélange, tenant compte des contrastes entre eux.

Des mises en scène qui nous ont changé la vie en créant une complicité entre nous tous et les différents pupitres enrichissant ainsi le chœur.

De même, l’alternance de nos passages sur scène, nos regroupements pour certains chants, ou la chronologie par chanteur ont enrichi notre prestation.

 

S comme Spectacle : C’est Dalida qui a ouvert le bal sur une représentation ponctuée par une géniale mise en scène composée de treize lettres au total qu’Amélie lisait à Salvatore. Logique, continuité et contraste ont procédé à l’harmonie tandis que les chants se succédaient dans un turn-over gracieux et rythmé.

 

T comme Titres : Mon cœur fut conquis par le chœur d’Amélie. Hommage aux chants mythiques et au chanteur/groupe qui les ont propulsés au sommet. L’ordre de nos chants suivait une logique d’auteurs et de thèmes que nous nous partagions en nous répondant.

Des titres choisis parmi les sommités dans le domaine musical. Des chants et des auteurs mythiques dont certains, déjà morts, mais toujours vivants par l’héritage fabuleux qu’ils laissent et repris des décennies après. Les beaux chants ne meurent jamais : « Fairy tails of yesterday will grow but never die ». Non seulement ils ne meurent pas mais sont destinés à refleurir.

 

F comme Frissons : Que des beaux titres, dont un mythique de nos homologues de Feneu ; ils n’ont décidément peur de rien ! « Queen », un très bel hommage au chanteur mort depuis longtemps, ou à Emmanuel Moire avec la chanson « Beau Malheur » dont l’interprétation a suscité des frissons.

 

F comme famille : Tous les etcaétériens, entonnant en chœur le solo de Salvatore sur « Famille », tout en le rejoignant sur scène dans le même instinct, ont matérialisé sa « Famille ». Moment fort sous les lumignons, ressenti par le public qui s’est levé, point d’orgue surprise, témoin de l’émotion. Confirmation pour moi de ce que peut être une chorale autour de son chef de chœur !

        04 mars 2017             Flash Mob à la gare St-Lazare

Samedi 4 mars 2017 à 10h30, une horde de choristes débarquent du train Mantes / Saint Lazare fin prêts pour un tournage mémorable. Plus de 50 choristes sont au rendez vous organisé par le groupe Flash mob et la journée commence par un tour de repérage sur les 3 niveaux de la gare. Les places de chacun sont repérées, affectées, les caméras en place et le tournage commence. Rapidement repérés, la sécurité nous demande notre autorisation de tournage et nous demande de tout stopper. Patatra... tout s'écroule!!!
Mais notre délégation de négociateurs argumente et monte au créneau. Avec brio Corinne, Salvatore et Laetitia reviennent triomphant avec le précieux sésame et l'autorisation de tournage pour 2 heures. C'est reparti, « j'ai vu » en rythme sous les regards médusés des voyageurs et des militaires qui nous surveillent du coin de l'oeil. Chaque choriste connaît sa place et son rôle, nos caméramen sont partout, mobiles et Fabrice assure au piano jusqu'au final ou la chute des corps nous vaudra des applaudissements bien mérités. Une belle prouesse de groupe, un bel esprit de choeur et un passage en gare mémorable !

     22 et 23 avril 2017       Clip Vidéo à Courseulles-sur-Mer

Fin de semaine à … Courseulles

 

C’est une journée printanière, prémices des présidentielles dans les jours de l’après-fête pascale. Le disque solaire, en plein renouveau, darde ses nouveaux rayons vers les jeunes bourgeons et les bulletins de vote encore timides.

Sur un banc, face à la marée venant lécher le sable en quête de premiers baigneurs, deux dames, en robes fleuries, commentent cette vie du littoral s’éveillant sous leurs yeux d’autochtones, blasées du spectacle touristique saisonnier.

  • Ben dis donc, z’en font un raffut ces jeunes fous ! …C’est-ti des parisiens en vacances scolaires ?
  • P’tèt-ben qu’oui, p’têt-ben qu’non … va donc savoir … Mais j’pense pas, vu qu’mon mari m’a dit qu’ils parlent étranger ! Oui, il en a entendu une dire : « sékom vikend azuidcotte » ! … Des gens qui sont pas comme nous quoi ! …
  • M’étonne pas ; regarde comme ils sont habillés avec toutes leurs rayures. On se croirait en novembre, en plus ils chantent … sont capables de nous attirer la pluie … Toutes les deux, on va nous prendre pour les demoiselles de Cherbourg !
  • Et non, tu te trompes, c’est les parapluies de Rochefort !
  • Ben alors là, s’ils nous amènent l’automne indien, mon mari va pas pouvoir vêler !
  • Ton mari ?!? …
  • Ben non, sa paire de vaches !
  •  Oh, mais regarde ! Y’en a qui prennent des photos. Tiens, ils doivent venir de l’Orient, se mettent pieds nus !
  • Normal, les touristes font tous çà. Rappelle-toi, l’année dernière, ceux qui avaient les petits yeux plissés comme s’il y avait du soleil alors qu’il pleuvait. Ils nous ont bien pris la photo sans nous demander. Même qu’ils ont poussé des cris et avaient l’air vraiment contents après … sûrement aussi des gens de l’Orient.
  • J’sais pas, mais j’ai des cousins à Lorient, sont pas les mêmes que ceux-là !
  • J’te dis pas, … se mettent à faire la gymnastique et faire la roue de charrette comme les gamins avec monsieur le directeur de l’école … sont pourtant pas des poussins de l’année ! Ben tiens, y’en a une, le pied en sang, qui gueule comme le goret que ton mari voulait égorger.
  • Normal, pieds nus sur la grève !!! savent pas qu’ici c’est coquillages et crustacés ! Sûr qu’y-a des risques avec ce qui vient et repart avec la marée ! Elle pourra dire qu’ici on à l’océan à nos … plantes de pieds !
  • Et les autres qui montent à califourchon … vont bien finir à l’hosto … je te dis pas, quel cinéma !!!
  • Mon mari m’le disait l’autre jour : « Les étrangers ont pas l’habitude. Nous le poiré, on sait le boire puisqu’on le fabrique, mais eux risquent surtout l’accident sur le retour avec nos routes étroites !! »

 

Et sur cette plage de Courseulles sur mer, un groupe de joyeux lurons en marinière reprit le large, laissant derrière eux deux braves normandes ne se rappelant pas pourquoi, chaque retour de saison, elles paraissaient un brin amer, alors qu’elles étaient si bien, avec toi … la mer à Courseulles !

Pour moi, c’est surtout une histoire de confiance envers notre CA etcaétérien, dans une aventure océanique, après mille mesures répétées et quelques tours de roue à l’infini, sur le thème d’une chanson ironique et tendre vécue grandeur nature.

 « Week-end à Zuydcoote » sur les plages de Dunkerque 1940, de H. Verneuil avec JP. Belmondo

Article d’ Oldelaf paru dans « La Normandie Libérée »