ASSOCIATION ETCAETERA
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Salvatore BONOMO

Le chef de chœur

 

A tout seigneur, tout honneur : faisons connaissance avec le chef de chœur. Qui est cet homme qui nous mène à la baguette et comment fonctionne-t-il ?

Dans pas mal de cas, le chef de chœur est un musicien compétent doté d'une grande capacité de persévérance. Certes il est parfois bizarre, mais c’est un artiste.... Qu'il soit devenu chef par vocation, par une volonté ferme et déterminée de diriger un chœur, par un concours de circonstances, ou par le plus grand des hasards, qu'il soit chanteur sur le déclin ou jeune prof de musique dans un collège de banlieue, qu'il soit bénévole ou rémunéré, il est avant tout un être travailleur, un utopiste ambitieux et surtout une personne extrêmement patiente.

 

Il doit supporter beaucoup de choses très agaçantes. Et il ne peut même pas se permettre d'être rancunier ! Pour accomplir sa tâche, il doit avoir un moral très solide. Et s'il lui arrive de se montrer arrogant : c’est le surmenage. Car le plus souvent, il sait être indulgent.

 

Parmi les nombreuses responsabilités qui lui incombent, nous citerons en vrac : le recrutement des choristes, le choix du répertoire (qui devra plaire tout en restant accessible : le chef devra là résister à l'enthousiasme des inconscients autant qu'à l'inertie des pessimistes), l'élaboration d'une saison équilibrée (avec les concerts qu'il faudra par la suite honorer), l'organisation des répétitions, la planification du travail (car il faut anticiper les délais d'apprentissage), l'animation du groupe (il doit aussi savoir faire le boute-en-train). Tout ça, le chef sait que ça fait partie de son job, mais doit-il être psychologue (c’est lui qui doit résoudre les problèmes relationnels, ménager les susceptibilités, flatter les amours propres, rassurer les dépressifs, tempérer les sautes d'humeur, paternaliste aussi (il doit décoincer et encourager les timides), il doit aussi faire taire les bavards.

 

Bref un vrai chef de chœur est tout cela à la fois : Sélectionneur, entraîneur, éducateur, psychologue, psychiatre. Et en plus il doit être musicien.

 

Alors qu'on l'aime ou qu'on le ne supporte pas, qu'il soit respectueux ou insultant, sympa ou mal embouché, qu'il suggère la musique ou que l'on ne comprenne rien à sa battue, le chef est le chef et il a beaucoup de boulot alors faut pas faire le c... il faut lui obéir un point c’est tout.

Salvatore BONOMO

Petit il écoutait ses parents italiens chanter les chants traditionnels italiens et le bel canto, depuis c’est lui qui fait chanter les autres…

 

Né en 1975, choc pétrolier, Salvatore BONOMO n’en a gardé aucune séquelle… à part celle de chanter même quand ça va et quand ça ne va pas… faut dire qu’il était à bonne école puisqu’à la maison le dimanche matin, fenêtres ouvertes pour le ménage, papa et maman y allaient de tout leur cœur pour entonner un « O sole mio » ou un tube des années 80 !

Puis il débute la musique, se fait trompettiste et accordéoniste. Il poursuit son apprentissage de cuivre auprès d’une fanfare et décroche un premier prix de technique instrumentale et de solfège, et se fait Médaillé de Ste Cécile.

Avec son bac scientifique en poche, il s’engage dans une filière sanitaire d’où il ressortira avec un Diplôme d’Infirmier.

C’est dans le même temps qu’il se met au chant. Il deviendra élève de Bernard Mallet et de Véronique Roire. Durant plusieurs années, il sera chanteur leader et alternativement auteur et compositeur de groupe de Pop Rock (la Cabine à peinture, Les Flying Turtles).

Pour asseoir sa voix dans différents registres, Salvatore va prêter sa voix aux ténors d’une chorale locale de Mantes la Ville : Arpège.

Il va diriger pendant un an une troupe de comédie musicale.

C’est alors que le premier de ses amis se mariera. Pour fêter cela le chanteur qu’il est, entouré de 4 amis également passionnés, voudra accompagner l’évènement en chansons… et c’est ainsi que le premier groupe vocal naît. Des répétitions s’installent et quelques concerts à l’année s’enchainent pour des titres de variétés françaises harmonisés en 4 voix, puis des titres de Gospel, etc etc.

Puis il devient papa, et comme une naissance n’arrive jamais seule… oui Salvatore trouve des coïncidences là où il n’y en a pas… il est sollicité pour monter une chorale sur Mantes la ville… et c’est comme ça qu’Et Caetera voit le jour : un deuxième bébé.

C’est à Troyes chez « Chanson Contemporaine » qu’il se forme sous le regard de Sylvain TARDY au dur travail de Chef de chœur (ah si c’est dur comme boulot ça ! faut supporter les Sopranes qui crient son nom et les Altis qui se battent pour obtenir la partition du chef, pendant que les Ténors et les Basses profitent de ce doux vacarme pour réinventer des voix...).

De rencontres en rencontres il fera partie de groupes vocaux divers dont « hop hop hop » avec Brice Baillon, Nathalie Bonnaud, Guillaume Leray, Blandine Deforges… et plus récemment « Empreinte » chez qui il emprunte des titres de variétés de la nouvelle scène méconnus du grand public repris qu’à la voix.

Et depuis tout s’enchaîne comme dans un roman… à part qu’il n’est pas parti à Bali, ou au Népal pour y découvrir une nouvelle spiritualité…

-      il devient l’initiateur d’une rencontre de chorales sur Mantes la Ville « Il était une voix »

-      il devient enseignant des métiers paramédicaux… il forme de la blouse blanche !

-      il devient chef de chœur de la Chorale Méli Mélodies de Gasny

-      il devient directeur Artistique d’une troupe de Comédie Musicale qui monte « 1871 - La COMMUNE de PARIS - Le cri d’un Peuple »

-      et il devient de nouveau papa de deux garçons à qui il chante déjà le «O sole mio»… et ses 3 enfants lui demandent… de se taire !